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Déclaration sur l’avenir du Petit Thérain |
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Monsieur le Directeur,
Bienvenue sur la région de Paris Nord, Bienvenue dans un monde réel de revendications.
A l’heure où vous tenez votre premier CE en tant que président sur notre région, nous sommes à quelques heures d’un scrutin national qui selon nous aura des répercussions sur le monde ferroviaire, sur le service public, sur nos droits de salarié, sur les cheminots en particuliers.
Vous le savez et vous êtes bien placé pour le savoir, notre organisation syndicale appelle à voter NON au référendum. Est il besoin de vous rappeler ce qu’écrivait notre résolution du congrès confédéral de la CGT FO lors de son congrès en octobre 2004 : "S'agissant du projet de traité constitutionnel, s'il s'avérait que sa rédaction finale […] comportait des éléments attentatoires à la liberté syndicale entraînant de fait l'intégration de la cgt-FO dans les rouages de la décision politique à quelques niveaux que ce soit, la cgt-FO n'hésiterait pas, comme elle l'a fait en 1969, à s'y opposer publiquement, confirmant son attachement indéfectible à la liberté syndicale et aux valeurs républicaines, en particulier à la laïcité." Est il besoin de vous rappeler ce qu’exprimait notre fédération FO des cheminots en octobre 2004 : « Conscient du danger que constitue ce projet et attaché à l’indépendance syndicale permettant la défense des salariés, chômeurs et retraités, le Conseil National appelle ces derniers à rejeter massivement ce projet de constitution européenne et les invite à rejoindre Force Ouvrière afin d’organiser le combat pour préserver nos acquis sociaux, notre statut et le service public ».
C’est donc sans aucune hésitation que nous appelons à voter et à faire voter NON le 29 mai prochain! La semaine prochaine sera aussi marquée par la grève du 2 juin à la SNCF, en dehors de la prise de position de vos collaborateurs syndicaux qui appellent à ne pas faire grève le 2 juin.
Mais quoi de mieux que de revenir sur les échanges de courrier dont on gratifiait le Ministre des transport et le président de la SNCF envers les fédérations syndicales de cheminots. Tout d’abord notons au passage que les 2 courriers ont été conçus le même jour. Le président écrit : "La perspective d'un nouveau mouvement national de grève, le quatrième depuis le début de l'année, me paraît peu compréhensible pour nos diverses clientèles et pour l'opinion publique et cela d'autant plus que le dialogue social doit connaître en juin une activité soutenue. Je souhaite ardemment qu'au vu des éléments qui suivent vous pourrez en reconsidérer le principe au cours de votre rencontre du 20 mai." Il est évident mais vous l’avez déjà compris que nous ne reconsidérons pas notre position au contraire nous appelons à la grève totale le 2 juin et nous y incluons un préavis reconductible afin de donner des perspectives au-delà du 2 juin. Mais comment pourrait on reconsidérer notre position puisque le président juste après dit, qu’il n’y a pas d’autre choix que de poursuivre la modernisation de la SNCF? "… nous n'avons pas d'autres choix que de poursuivre la modernisation de la SNCF, pour qu'elle reste une entreprise publique forte, capable de répondre efficacement à toutes ses missions de service public, dans un contexte qui se transforme rapidement autour d'elle" La modernisation à la mode SNCF, c'est la casse du fret ferroviaire avec la fermeture de triages tel que Achères, à ce sujet quelle sera l'avenir du fret sur notre région? Des bruits les plus alarmants courent sur l'avenir de Petit Thérain, pouvez vous nous dire ce qu'il en est? La modernisation à la mode SNCF c'est la liquidation des bureaux administratifs, la restructuration au travers des facilités de circulations et des prestations familiales. La modernisation de la SNCF ce sont des coupes sombres dans les effectifs. La modernisation de la SNCF c'est les restructurations une fois de plus des EEX sur notre région. La modernisation de la SNCF, c'est la mise en place d'alliance à l'ECT et bientôt à la traction.
Et le président ose vouloir nous associer à la mise en place du projet industriel, "La préparation de notre projet industriel pour la période 2006- 2008, qui s'engage actuellement, sera l'occasion d'y revenir", mais ce fameux projet industriel c'est la casse programmée de notre entreprise de service public. Et pour enfoncer le clou on nous parle "d'exécution du budget 2005" "l'exécution du budget 2005 constitue le premier sujet à instruire, en y incluant le volet emploi", mais la direction serait elle sourde voire autiste? Mais ce budget ne nous convient pas, et il ne convient pas aux cheminots, comment pourrait il en être autrement? Ce budget est un budget de déclin avec plusieurs milliers de suppression d'emploi. On nous je cite "J'ai bien noté les ambiguïtés qui ont pu naître sur cette question au vu des premières notifications d'emploi adressées aux régions." Mais monsieur le président il n'y a aucune ambiguïté, nous ne voulons pas de ce budget nous l'avons dit en janvier, en mars, nous redirons le 2 juin. Passons maintenant aux salaires "Notre ambition… reste de conclure un accord salarial. .. notre objectif en 2005, serait donc d'aller comme en 2004 au-delà des 1% alloués lors de la première rencontre, le 24 février", mais pourquoi ne pas avoir ouvert de négociations salariales immédiatement après les grèves de janvier et mars?
Pourquoi avoir attendu les écrits des syndicats pour faire croire qu'il y aura négociation?
Et cerise sur le gâteau on nous ressort le couplet sur l'intéressement "S'agissant de dispositifs associant les personnels aux résultats de l'entreprise et en particulier à ceux de l'année 2004, je crois utile que nous puissions en discuter le moment venu mais indépendamment de la discussion salariale, comme vous le souhaitez". Mais pour ceux de vos collaborateurs syndicaux qui se satisfont du calendrier "du 30 mai au 3 juin: table ronde sur l'exécution du budget 2005 et volet emploi ; du 06 au 10 juin: réunions bilatérales sur les salaires ; du 13 au 17 juin: table ronde de lancement du projet industriel 2006- 2008 ; du 20 au 24 juin: groupes de travail sur les bas salaires ; du 27 juin au 1er juillet: table ronde sur la mobilité ; du 04 au 08 juillet: table ronde de négociation salariale. .. Les négociations… doivent l'occasion de démontrer notre capacité à dialoguer et à déboucher sur des solutions." Notons au passage que celui-ci, hasard du calendrier commence le lendemain du 29 mai, non pas le lendemain de fête des mères, mais le lendemain d'un référendum qui aura des répercussions énormes sur notre avenir. Pour terminer sur le dit courrier le président demande aux fédérations syndicales de partager l'état des lieux et continue à taper sur l'axe des réorganisations/modernisation/mobilité "Enfin, les réorganisations en cours, indispensables à notre modernisation suscitent des interrogations. Un état des lieux pourrait en être partagé pour ce qui concerne celles d'ampleur nationale. Elles supposent que nous engagions une réflexion au sujet de la mobilité dans l'entreprise. Il s'agira d'examiner le cadre dans lequel elle est exercée, qu'elle soit géographique ou professionnelle. Nous avons besoin à la fois de faciliter la mobilité… Un accord a été conclu sur ce sujet en 2004 pour l'activité Fret et nous vous proposons d'examiner cette question de la mobilité pour les autres évolutions d'organisation".
Venons en maintenant au courrier du ministre qui de ce point de vue, confirme la politique de la direction de la SNCF. En dehors de l'étonnement du ministre "à mon grand étonnement puisque la concertation préalable s'ouvre précisément par cet échange de lettres." et de l'implication de gouvernement en faveur du mode ferroviaire "l'implication du gouvernement en faveur du mode ferroviaire et de la SNCF… et du dialogue social soutenu au sein de l'entreprise", on pourrait en rire si l'avenir des cheminots, du service public n'était en jeu! Comment le ministre peut il écrire "il est en effet essentiel pour l'État que la concurrence soit parfaitement loyale et que la sécurité soit garantie." Mais qu'est ce que cela veut dire si ce n'est le désengagement de l'état comme l'impose Bruxelles et sa commission européenne et comme il est écrit sur la constitution européenne.
Pour ceux qui aurait du mal à comprendre le passage "Par ailleurs, je vous confirme que j'ai demandé au Directeur des Transports Terrestres d'engager les réflexions puis les contacts avec les partenaires sociaux en vue de la préparation par la convention collective applicable aux entreprises ferroviaires autres que la SNCF" c'est tout simplement la disparition du statut du cheminot français qui est à l'ordre du jour.
Le ministre confirme les orientations du plan fret "Vous abordez également dans votre lettre le Plan Fret décidé et mis en œuvre par l'entreprise. Je confirme que l'État a décidé de soutenir ce projet, avec une dotation en capital… L'objectif, que soutient totalement l'État, est que la SNCF reste l'un des tout premiers opérateurs ferroviaires européens de Fret dans le cadre de l'ouverture du marché qui doit être préparée et non crainte par l'entreprise" et il termine par un climat d'écoute et de dialogue responsable " dans un climat d'écoute et de dialogue responsables".
Écoutez, c'est à vous de voir, vous pouvez ou NON nous écouter! Concernant la responsabilité que le ministre soit rassuré nous avons pris les notre notamment sur la région de Paris Nord en déposant un préavis reconductible, afin que les cheminots puissent débattre de l'avenir du conflit.
Mais les dossiers n'étant pas séparés les uns des autres, les révélations du journal du dimanche concernant la remise en cause du droit de grève n'est une surprise pour personne. Mais il est pour le moins succulent que dans ce cadre le directeur RH écrive "Depuis plusieurs semaines, des échanges ont été engagés avec le STIF afin d'examiner les conditions dans lesquelles nous pourrions, par voie d'avenant au contrat existant, mieux cerner les engagements vis-à-vis de nos clients en cas de grève. Il s'agit de retranscrire auprès du STIF les engagements que nous avons d'ores et déjà pris au travers de notre protocole d'amélioration du dialogue social et d'en préciser les modalités d'application pour proposer un plan de transport fiable, ayant valeur d'engagement auprès des voyageurs, et pour garantir une information de bonne qualité…. Il s'agit de s'engager contractuellement sur un niveau de trafic en cas de grève concernant le réseau Transilien, ce niveau étant fixé à un train sur 2 ou un train sur 3 pendant les périodes de pointe de matinée et de soirée selon l'ampleur du conflit. Le dispositif prévoit un système incitant à une bonne information des voyageurs et créant des pénalités en cas de non réalisation de l'engagement de service, un barème de pénalités est prévu."
Qui osera dire encore que cet accord n'est pas une attaque contre le droit de grève ? Pour terminer la direction de Paris Nord a cru bon de rappeler aux OS l'article l 412-8 du code du travail. Bien dont acte! Mais nous pensons que le DDRH de Paris Nord aurait mieux à faire de recadrer certains établissements sur la liberté syndicale et sur le statut. Faudra t'il détaché un de nos camarades pour faire des cours à la direction? A ce sujet nous vous remercions du paquet cadeau de l'ET de l'Oise, avec l'inscription en attente d'instruction RS averti. Au fait comment les censeurs savent ils que c'était du courrier syndical qui plus est FO ? Auraient ils ouvert celui-ci? Qu'ils se rassurent, la vague qui monte qui dans un premier temps s'exprimera au travers du vote contre la constitution européenne se poursuivra. Nous ferons tout à Force Ouvrière pour que cela soit le 2 juin et au delà, c'est la raison et le sens de notre appel à la grève reconductible. Nous proposons aux cheminots de prendre leur destinée en main et aux travers des assemblées générales du personnel.
Le 29 mai, nous voterons NON ! Comme nous l'écrivons dans notre tract régional pour commencer à reconquérir nos droits.
Le 2 juin, nous appelons à la grève dans l'unité et à des AG pour regagner bout par bout nos droits !
Alors, Monsieur le Président, bienvenue dans un monde réel, non pas celui du dialogue social stérile, mais celui des revendications ! |
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Déclaration sur l’avenir du Petit Thérain
Suite à l’annonce faite par le Directeur de l’ET de l’Oise de supprimer un poste de renfort de nuit au surveillant de dépôt de Petit-Thérain, les agents nous ont fait part de leurs inquiétudes tant sur la dégradation de leurs conditions de travail, que sur la réelle volonté de leur directeur de tout mettre en œuvre pour maintenir la charge de travail sur ce dépôt.
Tout d’abords, ils sont en droit de considérer que la prétendue étude menée par les dirigeants de cette UP, a été conduite avec une légèreté et un manque de transparence dont ils ne peuvent se satisfaire. D’autre part, nous rappelons que seuls les salariés sont à même de déterminer leurs conditions de travail. D’ailleurs, comment ne pas comprendre qu’une charge de travail actuellement assurée par deux agents ne sera pas sans conséquence sur les conditions de travail du seul agent qui restera en poste. D’autant qu’il s’agit d’un poste de nuit, repris et considéré comme travailleur de nuit isolé. Ainsi, cette décision unilatérale du directeur d’établissement, qui a d’ailleurs reçu un avis défavorable du CHSCT, aura des conséquences sur : • Les conditions de travail, • La sécurité, • Mais également sur nos capacités à assurer la charge de travail de ce service.
Autre source d’inquiétude des agents du dépôt de Petit-Thérain : • L’avenir de ce dépôt. Récemment des bruits courent, selon lesquels Petit-Thérain serait fermé fin 2005. Quoi de plus naturel que les agents cherchent à en savoir plus. Devant le mutisme de leurs dirigeants, ils ont fait appel à l’ensemble des organisations syndicales présentes sur l’ET de l’Oise afin d’obtenir des réponses. Les différentes voies engagées à ce jour, n’ont pas été en capacité de répondre aux attentes des agents. Jusqu’à la réunion de conciliation dans le cadre d’un préavis de grève déposé par la CGT et FO pour le 29 mai à partir de 20h00 au cours de laquelle le DET nous dit n’avoir aucune lisibilité sur le maintien de l’UP de Petit-Thérain au-delà de décembre 2005. Dans ce contexte, vous pouvez comprendre que les agents attentent des réponses claires à leurs interrogations.
Nous vous rappelons que le préavis ne commence que le 29 mai et que chaque occasion qui nous est donnée doit être une possibilité de négocier et de répondre aux attentes des agents afin d’éviter un arrêt de travail dont tout le monde se passerait bien, mais qui deviendrait inévitable en l’absence de réponse de la direction. |
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VO O598, VO 728, deux versions, une même exigence : abrogation !
Sous la pression des agents commerciaux et devant leur détermination lors des mobilisations de la fin de l’année 2004, la direction Ile de France avait été contrainte d’ouvrir des négociations sur le contenu du référentiel VO 0598, portant missions et organisations des équipes Transilien.
Mais en réalité, en lieu et place de négociations, c’est à une véritable mascarade qu’il nous a été donné d’assister. La direction cherchant simplement à s’associer le concours des organisations syndicales participantes pour servir sa politique de casse du service commercial. Pour notre part, nos revendications sont restées les mêmes du début à la fin, fidèles en cela au mandat confié par les cheminots. Dès sa parution, nous dénoncions ce texte, porteur de lourdes menaces pour l’avenir des agents commerciaux, et tout au long des réunions avec la direction, nous n’avons eu de cesse d’exiger son abrogation.
Aujourd’hui, l’issue des pseudo négociations nous donne raison. Par un tour de passe-passe dont elle a le secret, la direction a abrogé le référentiel VO 0598, pour le remplacer aussitôt par son clone, le référentiel V0 728 !
Non contente de procéder à une réécriture du texte et de se paraphraser elle-même, la direction Ile de France a poussé le vice jusqu’à exclure du nouveau document des sujets sensibles comme les points d’accueil Transilien et à promettre la main sur le cœur le maintien du volume d’emplois pour les années 2005, 2006 et 2007. Sans doute croit-elle ainsi endormir la méfiance des plus crédules.
Pour autant nous ne sommes pas dupes. Malgré un changement de nom et des promesses, qui n’engagent que ceux qui les écoutent, le fond du problème reste identique.
En effet, le référentiel V0 728, nouvelle version, prévoit toujours entre autre :
_ Que les agents commerciaux pourront sur la même journée de service, intervenir successivement dans deux gares… _ La mise en place d’équipes mobiles pour couvrir les zones diffuses où la distribution repose uniquement sur des automates ou dans certaines circonstances ou pour venir renforcer l’organisation en place _ Le maintien du principe de réhumanisation dans les trains avec des agents commerciaux gare. _ Le réarmement des signaux d’alarme par interphonie par les mêmes agents commerciaux gare. _ La volonté affichée de la direction de faire travailler seuls les agents en extrême soirée. _ Le maintien du chapitre équipement des gares (présence de TPV et de vendeurs) reprenant les normes qui seront appliquées d’ici fin 2007. Ces normes établies par la direction Ile de France, font que déjà, 64 gares sont menacées de n’avoir qu’un automate et plus de vendeurs.
Cette liste n’est pas exhaustive, mais déjà transpire à travers ces quelques exemples la volonté réelle de la direction : réduction des coûts de distribution par la fermeture des guichets et l’automatisation à marche forcée, flexibilité et productivité accrue pour les agents commerciaux chargés de gérer la pénurie.
Cette volonté de destruction du service commercial à des fins budgétaires se retrouve dès aujourd’hui au quotidien. Pour accélérer la fermeture des guichets, qu’elle trouve décidément trop lente, la direction n’hésite pas à faire participer les vendeurs à leur propre ruine et à user de tous les moyens à sa disposition. Quel autre but, en effet, se cache derrière les multiples challenges destinés à accroître le nombre d’abonnés carte intégrale au détriment de la vente aux guichets ? Pour quelles raisons mystérieuses les transactions sur TPV sont-elles devenues soudainement affreusement longues en dépit d’outils informatiques récents ? Comment se fait-il que les heures d’ouverture des guichets à la vente se réduisent depuis quelques mois comme peau de chagrin ? Comment se fait-il que la direction soit devenue soudainement moins regardante sur les guichets non tenus et dans le même temps fait le forcing pour faire tenir les stands cartes intégrales ?
Tout ceci concourt au même but : la casse de notre métier, de notre filière, la fermeture des guichets, la casse du service public garant de l’égalité de traitement de tous les citoyens.
Alors oui la direction a bien pris note des points de désaccords contenus dans le référentiel VO 0598, devenu VO 728, mais n’a changé en rien ses plans. Comment certains peuvent-ils parler de victoire et de recul de la direction ? Ceux-là auraient-ils oublié l’exemple de « Cap Client » devenu « Gestion par activité », outil qui aujourd’hui sert à toutes les réorganisations destructrices ?
La direction nous ressert la même soupe alors pour Force Ouvrière, une seule revendication est possible :
Ensemble exigeons le retrait du VO 728 ! |
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Déclaration sur le rapport médical
Une nouvelle fois, nous regrettons l'absence d'un médecin délégué. Nous espérons qu'un médecin soit élu en septembre afin de ne pas avoir que l'avis unique du médecin de Région.
Nous constatons, une fois de plus, que tous les documents n'ont pas été fournis à la Commission Santé.
C'est avec surprise que nous avons appris que les salariés du CE ne seront plus vus par les médecins SNCF.
FO réitère sa demande d'ouvrir les cabinets médicaux au personnel PS 25, aux retraités ainsi qu'au personnel salarié du CE dans le cadre de la médecine de soins.
Il est à noter que le budget alloué est quasi identique à l'année 2004.
75% des salariés sont soumis à une visite spéciale. Mais le logiciel actuel, étant purement administratif, ne permet pas de savoir le nombre d'agents inaptes au poste et l'inaptitude à la sécurité, que ce soit au niveau régional ou national.
Si une baisse des accidents de travail et du nombre d'arrêts de travail est perceptible, il n'en demeure pas moins une hausse chez les agents du FRET (31 en 2003, 39 en 2004). Ceci serait-il dû au désintéressement de la Direction vis-à-vis du FRET et à la casse du FRET dans le cadre du Plan VERON ? On peut le croire !
Par contre on constate l'augmentation du nombre de déclarations par la SNCF de procédés de travail susceptibles de provoquer des maladies professionnelles (0 en 2003 ; 14 en 2004), la hausse du nombre de reclassements d'agents diminués physiquement (16 en 2003 ; 26 en 2004).
Pour Force Ouvrière, ceci est la conséquence d'une dégradation très importante des conditions de travail et de vie.
Le 1er janvier 2004, la Direction décidait la suppression du formulaire SNCF d'arrêt de travail. En effet, celui-ci permettait aux médecins SNCF d'indiquer si l'arrêt médical donnait lieu ou non à la retenue du quart de solde pour les arrêts inférieurs à 8 jours (chapitre 12 du Statut).
Depuis cette modification administrative, nombreux sont les cheminots qui ont été sanctionnés dans leur rémunération par l'application quasi automatique de la retenue du quart de solde.
Depuis janvier 2005, la direction applique la participation de 1 euro par acte médical (consultation, biologie, radiologie, etc.). La contre réforme DOUSTE BLAZY remet en cause le régime spécial et le réseau médical SNCF qui sont partie intégrantes du statut.
Comme le système de retraites, c'est le résultat de luttes syndicales et de nos contraintes professionnelles. Ce "paquet social" est inscrit dans la mémoire collective et évolutif parce qu'il tend vers toujours plus de progrès et de justice sociale.
Des revendications apparaissent : augmentation du nombre de spécialistes, augmentation des effectifs dans les cabinets médicaux et au laboratoire, arrêt des fermetures des cabinets médicaux, efforts de prévention des risques professionnels et des maladies, accélération de l'agrément SNCF pour des médecins extérieurs sur tout le territoire.
Mais, faut il accepter qu'avec un budget constant, la médecine de soins devienne le parent pauvre de notre régime ? Plus particulièrement depuis l'inflation du nombre d'analyses liées à l'arrêté ministériel d'aptitude, que seule Force Ouvrière dénonce.
C'est pourquoi Force Ouvrière revendique une augmentation sérieuse du budget médecine de soins. |
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Déclaration sur le bilan Hygiène et sécurité du travail
Les conditions générales internes et externes à l'entreprise font que le climat d'inquiétude présent chez une majorité de cheminots ne s'améliore pas.
Les restructurations et réorganisations diverses et variées, plus ou moins de grandes ampleurs, touchant quelques agents ou une activité dans sa globalité, font que le cheminot ne sait pas de quoi son avenir sera fait.
Par exemple, le budget 2006 en préparation suivra t'il le budget 2005 en matière de suppression d'emplois, génératrice de situations à risques ?
Force Ouvrière n'ayant pas signé l'accord sur l'amélioration du dialogue social, ne se fait aucune illusion sur la politique de concertation et d'échange en matière de sécurité du personnel et de conditions de travail.
L'impasse dans laquelle l'ensemble des organisations syndicales sont dirigées par l'aveuglement de la direction de l'INFRA dans le cadre du projet STORP.
Le référentiel VO 728 intitulé "missions et organisations des équipes commerciales Transilien des EEX". Ce document, à première vue anodin, ne l'est en réalité pas du tout. En effet, il légalise en quelque sorte, le transfert des missions de sécurité vers des agents qui n'ont aucune formation en la matière.
L'entreprise, au travers des projets industriels successifs passe progressivement d'une culture technicienne à une culture de management.
Au travers de STORP (sécurité, travaux, organisation, réalisation et protection), nouveau système que l'entreprise envisage de mettre en place, avec ou sans l'accord des OS.
La direction tente d'imposer en force des procédures de sécurité allégées.
Il est à noter qu'aucune amélioration n'a été apportée au niveau des Pistes et Itinéraires; ceci explique l'augmentation des accidents de travail au niveau du FRET. Dans le cadre des agressions, il semble que l'Accord Régional Paritaire Sûreté reste encore méconnu par certains Présidents de CHSCT. Il est dommage de ne trouver aucune rubrique concernant les agressions dans le bilan social.
Depuis l'accord sûreté, il est quand même regrettable de voir que la direction vient seulement de mettre en route un groupe régional de prévention pour les agressions. Celui-ci sera composé de SYNERGIC ainsi que du médecin régional, plus les acteurs travaillant sur les agressions. Mieux vaut tard que jamais; combien y a-t-il eu d'agressions afin que l'on prenne en compte ces accidents de travail ? La mise en place de ce plan de veille sûreté est attendu avec impatience par tous les membres des différents CHSCT de la Région de Paris Nord.
Force Ouvrière s'étonne de la remise en place des commissions de réforme. Depuis plusieurs années, celles-ci n'avaient plus cours. Quel est le but avoué de ces commissions de réforme si ce n'est de mettre dehors de l'entreprise des personnes ayant de véritables problèmes de santé ? |