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La semaine dernière le tribunal des prud’hommes de Paris 10ème a rendu son verdict. La SNCF est condamnée pour son interprétation des articles L 521-3 et suivants du code du travail sur le droit de grève. Ce droit reste individuel et tout cheminot peut décider à tout moment de s’inscrire dans un préavis de grève. Ainsi les interprétations belliqueuses de la direction contre le droit des salariés à se défendre à tout moment sont balayées. Les cheminots sont entrés dans la lutte contre le plan Fillon de destruction des retraites ouvrières, en mai juin 2003. Pour beaucoup c’est après avoir participé à des Assemblées Générales qu’ils décidaient d’entrer dans la lutte. Ce jugement, confirme ceux déjà existants, et pour la même période, ceux de Tours entre autres. Pour autant monsieur le directeur vous vous entêtez à faire appliquer des directives illégales de la direction juridique de la SNCF. Direction qui s’est brillamment illustrée récemment sur notre région en ordonnant d’organiser des élections impossibles. Alors monsieur le directeur, vous qui brandissez le code de déontologie, la droiture et la loi, en n’hésitant pas à mettre purement et simplement des cheminots de basses qualifications à la porte, que n’appliquez-vous pas ces règles à vous-même. Comment pouvez-vous ordonner d’appliquer des directives contraires à la loi ? N’avez-vous pas de déontologie ? A moins que le sujet soit trop brûlant pour vous. Ce très dérangeant droit de grève, droit français, déjà très encadré, vous dérange encore. Ou plutôt, dérange-t-il le rouleau compresseur Européen des droits des salariés. La fameuse libre circulation des capitaux ne supporte pas ce droit à se défendre, en usant de la seule force dont disposent les salariés : refuser de vendre leur force de travail. Le récent accord dit sur le dialogue social, que Force Ouvrière a refusé à juste titre de signer, n’a pas émoussé la volonté des cheminots de voir aboutir leurs revendications. Vous pourrez tourner la question dans tous les sens, rien d’autre n’empêchera les grèves que de satisfaire les revendications ! |