Déclaration sur le lundi de pentecôte
Déclaration générale
Déclaration sur le bilan social

Déclaration sur le lundi de pentecôte

 

Ni lundi de pentecôte gratuit,

Ni allongement de la journée de travail !

NON au Travail Obligatoire !

NON à la corvée !

 

Aux ordres de l’Europe de Bruxelles, les gouvernements successifs détruisent année après année les services publics, la santé n’y échappant pas, la catastrophe tant redoutée a bien eu lieu l’été 2003 suite à la canicule. Bilan 15 000 morts, essentiellement des personnes âgées et faibles. Cela ressemblait à un retour au Moyen Age, rappelez vous le gouvernement débordé ne pouvait plus faire face et entassait les dépouilles dans des morgues de fortunes. Pour nous la seule réponse était que le gouvernement prenne des mesures pour que cela ne se reproduise.

 

Il fallait donc rompre avec le pacte de stabilité de l’union européenne qui exige des économies drastiques dans les services publics. Au contraire, la solution trouvée par le gouvernement était de culpabiliser les salariés en leur imposant le travail obligatoire, une corvée comme au Moyen Age en obligeant les salariés à travailler gratuitement.

 

Devant la crainte d’un mouvement d’ensemble, le lundi de pentecôte, quelques jours avant le référendum, gouvernement et direction SNCF s’orienteraient vers l’augmentation de la durée journalière de travail pour les cheminots.

A FO, nous n’acceptons pas l’instauration du travail non rémunéré!

 

Au Moyen Age les serfs devaient un travail gratuit à leur seigneur, en 2005 les salariés devraient travailler gratuitement pour leurs gouvernants, à la SNCF des minutes journalières gratuites seront exigées!

 

C’est l’instauration du travail obligatoire, c’est la corvée, comme au Moyen Age, réinstaurée par les pouvoirs publics parce qu’ils n’assument pas leurs responsabilités.

 

Le slogan de Force Ouvrière reste le même :

« Augmentez les salaires pas les horaires !»

 

Nul n’est dupe, c’est l’approche du référendum sur la constitution européenne qui les a obligé à remettre le lundi de pentecôte férié à la SNCF ! Pour autant la prochaine réunion de la commission mixte du statut aura lieu mi juin 2005, soit quelques jours après le référendum… Il est donc primordial de ne pas baisser les bras et avec les autres salariés de refuser le travail gratuit !

 

Direction et gouvernement ont peur que le NON l’emporte le 29 mai!

Alors le 29 mai rejetons la constitution européenne!

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Déclaration générale

 

La CNM du 21 avril dernier devait étudier les propositions de modifications du décret 99-1161. Pour justifier ces modifications, vous vous appuyez :

•          d’une part sur la loi 2004-626 instaurant une « journée supplémentaire de travail non rémunéré pour les salariés », cette journée « dite de solidarité », se traduira par une journée de profit pour les entreprises,

•          d’autre part sur la directive européenne 2003-88, transposée en droit français, notamment dans le code du travail par l’ordonnance 2004-1197.

Lors de cette CNM, le ministère a décidé d’écourter la séance en annonçant le report de l’ordre du jour à une CNM reprogrammée courant juin. La période qui nous sépare du 29 mai est-elle à ce point sensible que la direction se voit contrainte à ne pas présenter ses intentions en séance ? Toujours est-il qu’à peine sortie de la CNM, alors que rien n’a été présenté aux organisations syndicales, un temps réel est diffusé dans l’entreprise pour rassurer les cheminots en tentant de leur faire croire, c’est désormais une habitude, que rien n’a changé.

Le lundi de pentecôte resterait donc un jour férié chômé à la SNCF. L’augmentation, de sept heures, du temps de travail annuel, imposée par l’article 5 de la loi 2004-626, se traduirait donc par une augmentation de la durée journalière de travail. Ainsi, les cheminots travailleront gratuitement quelques minutes par jour. On savait vos difficultés à avoir une bonne lecture des textes de loi ; vous l’avez démontrez en matière électoral, vous persistez lorsqu’il s’agit du libre exercice du droit de grève alors qu’à maintes reprise vous avez déjà été condamné sur ce sujet, et là encore, vous prenez une décision contraire à la loi, cette fois il s’agit des articles 2, 4 et 6 de la loi 2004-626.

Concernant la directive européenne 2003-88, alors qu’elle définit la période de nuit aux seules fins de pouvoir définir le travailleur de nuit, le ministère en profite pour augmenter les limites maximales de travail effectif et d’amplitude, entraînant une nouvelle augmentation du temps de travail journalier. Par contre, lorsqu’il s’agit de limiter le temps de travail en continu à 6 heures, vous vous retranchez derrière l’incompatibilité d’une pause avec la nature des missions du personnel.

Depuis l’accord sur la réduction du temps de travail, vous n’avez eu de cesse d’augmenter le temps de travail, de supprimer des emplois tout en gelant les salaires, ou en accordant une augmentation qui ne couvre même pas la perte de pouvoir d’achat de l’année courante.

Espérez vous vraiment que les cheminots vont croire vos boniments ?

Mais comme toujours, si vos décisions sont contraires au droit, elles sont clairement destinées à œuvrer selon les directives du ministère de tutelle. Aujourd’hui, à la veille du référendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe, le ministère vous a stoppé dans votre élan, préférant attendre l’après référendum pour mettre le feux chez les cheminots, espérant ainsi que les cheminots ne sont mobiliseront pas aux cotés des autres salariés.

Constatant que vos effets d’annonce ne suffisent pas à faire rentrer les cheminots dans le rang, vous n’hésitez plus à tenter de discréditer des militants syndicaux. Je pense tout d’abord à un représentant Force Ouvrière de l’ET du Bourget-Drancy qui est sanctionné d’un avertissement pour avoir participé à une réunion à la Direction Matériel. Je pense également à un militant de l’UP de Creil pour qui il est impossible de rencontrer son chef d’UP sans que ce dernier demande à être accompagné d’un autre membre de la direction. Pire, il n’hésite pas à travestir le travail et les propos de notre représentants devant les agents de cette UP. Sachez, Monsieur le Directeur, que si ces agissements devaient perdurer, vous porteriez l’entière responsabilité de la dégradation du climat social sur cette UP, il n’est d’ailleurs pas pour rien dans les 90% de grévistes qu’il y avait à la fin mars dans cette UP. Dans un cas comme dans l’autre, nous vous demandons d’intervenir, afin que cesse, ce que nous n’avons pas encore qualifié de discrimination syndicale.

Monsieur le Directeur, les cheminots ne sont, ni vos subalternes, ni vos collaborateurs, et encore moins vos partenaires, nous sommes des salariés et nous refusons toute remise en cause de notre statut, de nos droits qu’ils soient constitutionnels ou issus d’acquis.

Vous avez démontrez dans ce projet de modifications du RH 077 que les directives, qui seront des lois si le OUI l’emporte le 29 mai, sont faites pour baisser les coûts mais en aucun cas pour améliorer les conditions sociales des salariés. C’est pourquoi la fédération Force Ouvrière des cheminots appelle les salariés à rejeter le traité constitutionnel.

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Déclaration sur le bilan social

 

Moins d’emploi,

Moins d’embauche,

Moins de promotion,

Plus de licenciement,

 

C’est pour le moins un bilan antisocial de l’année 2004 que vous nous présentez ce jour.

Concernant l’emploi au statut au 31/ 12 de chaque année, nous retrouvons 10909 cheminots en 2002, puis 10663 en 2003 pour n’en retrouver que 10548 en 2004, c’est donc une dégradation continuelle à laquelle nous assistons d’année en année.

 

Sur les embauches si en 2004 nous remontons par rapport en 2002 ; 252 en 2004 contre 180 en 2003, nous sommes loin de retrouver ne serait ce que le niveau de 2002 à savoir 436. C’est donc l’ensemble des filières qui paye un lourd tribut à votre politique de gains de productivité.

 

Les promotions sont passées de 1331 en 2002 à 1185 en 2003 pour ne représenter que 1082 en 2004. Vous comprendrez peut être mieux la mobilisation à laquelle vous avez assisté aux dernières notations quand la quasi-totalité des délégués de notations sont venus envahir cette instance en vous signifiant qu’ils ne voulaient pas de notations « à la gueule du client ».

 

Le seul indicateur qui est à la hausse et ça nous inquiète au plus haut point, c’est le tableau 144, qui nous démontre que nous avions raison il y a peu de vous interpeller sur l’accroissement du nombre de conseils de disciplines et sur les sanctions de plus en plus lourdes qui tombent. En 2002 il y a eu zéro radiation des cadres ou révocation pour 2 en 2003, et on arrive à 12 en 2004, soit en moyenne une radiation par mois à l’année !

La direction se sert elle de ce moyen comme variable d’ajustement des effectifs ?

 

Vous l’aurez compris, monsieur le directeur, que devant un tel bilan antisocial la délégation Force Ouvrière votera contre !

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