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Monsieur le directeur, La remise en cause du code du travail, du contrat a durée indéterminée, des conventions collectives, des statuts, l’abaissement du cout du travail en instaurant la précarité à vie et la misère pour toutes les catégories de salariés, méritent bien plus que des manifestations. Seule la grève interprofessionnelle pourra faire reculer le patronat. Oui, les salariés et les cheminots en particulier, sont mécontents de leur salaire. La perte de leur pouvoir d’achat d’année en année péjore lourdement leur porte monnaie, et ce n’est pas faire du Zola, comme le disait Monsieur Gallois, que de l’affirmer. La SNCF subventionne par sa fondation solidarité (dotée de 3,5 millions d’euro) des opérations de préventions sociales en partenariat avec des associations afin de se mobilier « pour ceux qui en ont besoin. » Or, à la SNCF, des cheminots actifs et retraites, tentent désespérément de tenir le coup avec des salaires au niveau du smic ou des pensions de 980 euros nets par mois. Les services sociaux n’ont aucun moyen de venir en aide aux agents en difficulté. Force Ouvrière revendique un rattrapage de la perte du pouvoir d’achat et l’intégration rapide de l’indemnité de résidence dans le traitement pour qu’enfin les retraités ne soient plus pénalisés. Les mesures salariales annoncées seront de 1,8 pour cent qui ne feront pas 1, 8 puisque échelonnées sur l’année. Cela est encore insuffisant. Conformément à ses engagements antérieurs, des mesures de revalorisation ont été actées pour les bas salaires. Avec 1,3 milliard de bénéfices en 2005 et 15000 postes supprimés en 4 ans, avec 4,6 % de perte de pouvoir d’achat depuis 1999 et des conditions de travail dégradées, les résultats économiques de l’entreprise sont obtenus sur le dos des cheminots. Le projet industriel se présente comme une désindustrialisation et un abandon du fret ferroviaire (fermetures de sites et de points de desserte, entraînant des milliers de suppressions de postes). C’est une activité sabordée par la direction ! Les fermetures massives de guichets déshumanisent les gares au détriment des voyageurs. Pour 2006 la SNCF prévoit 2750 suppressions d’emplois ce qui est une nouvelle preuve de son cynisme social. Force Ouvrière s’appuiera sur les revendications exprimées lors des différents conflits, approuvées par les cheminots. Nous exigeons de la direction ainsi que des directeurs d’établissements des réponses à nos questions : garantie de l’unicité dans l’entreprise pour la pérennité du service public, caractère intégré de nos métiers, l’arrêt des restructurations, l’arrêt du développement de la sous-traitance et le retour dans le giron de l’entreprise, des charges sous traitées. Force Ouvrière revendique : pour tous les agents, un déroulement de carrière d’au minimum 3 qualifications ; la reconduction spécifique du déblocage des carrières des b 11 et c 15 ainsi que les d 18. Force Ouvrière s’oppose aux déroulements de carrière au choix et prône un deuxième niveau de rémunération a l’ancienneté. Nous nous opposons aux grilles d’évaluation instaurées dans les établissements qui favorisent une compétition néfaste des agents entre eux… Nous exigeons également, l’augmentation en pourcentage des passages aux positions supérieures. Nous revendiquons la mise en place d’effectifs au cadre permanent, l’amélioration des conditions de travail, la continuité du service public. Nous condamnons tout recours à l’emploi précaire, tout entretien des TER hors du giron des établissements « matériel ». Nous dénonçons les découpages par activités qui nous préparent à la privatisation.
Force Ouvrière exige des directions
régionales et nationales des réponses claires |