Déclaration relative au licenciement d’un représentant syndical d’AIPS (Déclaration commune)

Déclaration relative au CPE

Déclaration relative aux élections professionnelles du 23 mars 2006


CGT / CFDT / FO / CFTC / SUD Rail / UNSA / CFE-CGC

Monsieur le Président,

Un délégué régional syndical Force Ouvrière de la société A.I.P.S. et travaillant sur le site de la gare du nord est victime d’une procédure de licenciement abusive pour avoir exercé normalement son activité syndicale.

En effet suite à une assemblée intersyndicale du 23 mars 2006 qui a réuni les agents de sécurité de la société A.I.P.S. du site de la gare du Nord, il a été mis à pied depuis le premier avril et l’est toujours et est de surcroît menacé de licenciement.

Les syndicats CGT/ CFDT/ FO/ CFTC/ SUD Rail/ UNSA/CFE-CGC de la région de Paris Nord vous demandent d’intervenir et de nous recevoir afin de faire cesser cette chasse aux sorcières. La remise en cause du droit syndical dans une société prestataire de service de la SNCF et travaillant dans nos emprises doit vous faire réagir afin que cesse cette injustice.


CPE : le recul du gouvernement

Il est indéniable que le gouvernement a dû reculer sur le CPE. L’unité qui s’est mise en place y est pour beaucoup.

Tant l‘unité des organisations syndicales que celle réalisée dans la rue, où, à deux reprises, 3 millions de manifestants ont exigé le « retrait du CPE ». L’unité de la jeunesse et des salariés de toutes générations y compris des retraités.

La peur de la grève générale interprofessionnelle, à laquelle Force Ouvrière était favorable, a sans nul doute pesé lourdement dans la balance.

Cela faisait bien longtemps que les gouvernements successifs n’avaient pas reculé d’une telle manière. Que ce soit pour les retraites, la sécurité sociale, les privatisations, l’application des directives européennes, toutes ces attaques ont entamé les acquis que nous ont légués les générations précédentes.

C’est donc un tournant majeur auquel nous avons assisté après plus de deux mois de combats. Pour autant, tout n’est pas réglé, loin s’en faut, il nous faut reconquérir TOUS nos droits. Après le résultat du vote NON au référendum sur la constitution européenne, la démocratie exige que les directives de Bruxelles ne s’appliquent pas.

Il est évident que seule la grève générale interprofessionnelle fera céder ce gouvernement ou tout autre gouvernement voulant remettre en cause nos droits.

N’est il pas du rôle d’une organisation syndicale libre et indépendante de tout mettre en œuvre pour sauvegarder les droits des salariés ?

Nous l’avons dit depuis le début, la mise en place du CPE était une attaque discriminatoire contre la jeunesse.

Non la précarité n’est pas une fatalité !

Non la flexibilité n’est pas la norme !

N’en déplaise à nos dirigeants de la SNCF, les cheminots ont eu raison de faire grève, les cheminots ont eu raison de manifester, les cheminots ont eu raison de se mobiliser avec la jeunesse de notre pays, avec les salariés de toutes entreprises publiques ou privées.

La preuve est faite que lorsque les revendications sont clairement établies, les salariés se mobilisent.

La preuve est faite que lorsque les organisations syndicales appellent les salariés à l’action ceux-ci répondent.

La preuve est faite que l’on peut faire reculer les gouvernements, la direction.

Alors pourquoi ce qui a été possible sur le CPE ne le serait-il pas sur le CNE, les contrats emplois seniors ?

Pourquoi ce qui a été possible sur le CPE ne le serait-il pas pour stopper la privatisation de la SNCF ?

Nous avons vécu une situation pour le moins cocasse, quand un premier ministre « droit dans ses bottes » dit : « je n’accepterai pas que le CPE soit retiré ou dénaturé ». Quand un président de la République intervient pour promulguer une loi qui ne doit pas s’appliquer. C’est bien la force de l’unité sur des revendications claires qui a fait reculer ce gouvernement.

L’unité peut donc faire gagner sur toutes les revendications !

L’Union Régionale Force Ouvrière des cheminots de Paris Nord, propose aux autres organisations syndicales de réaliser l’unité pour stopper les plans destructeurs de la direction et du gouvernement ! 

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Les urnes ont parlé,

 Les élections professionnelles se sont déroulées durant cette période intense de combat contre la précarité.

Les adeptes de l’intéressement restent, sur notre région, ultra minoritaires !

Nous voudrions rajouter un mot à l’attention des grands sondeurs ou adepte des Blogs. A en croire nos bons dirigeants les 74% des cheminots étaient favorables à l’intéressement hors comment expliquez vous que 80% des cheminots aient voté pour les organisations ayant dénoncé l’accord. Alors nous conseillons à nos bons sondeurs de se méfier de leurs informations.

Malgré un déchaînement sans précédent, Force Ouvrière conforte sa deuxième place au niveau régional, mieux nous augmentons notre nombre de délégués du personnel et nous réduisons sensiblement notre écart avec les majoritaires y compris au CE.

Pour la première fois nous obtenons un élu cadre titulaire, nous serons présents en DP dans 16 établissements sur 18, notre organisation syndicale sera un outil sans précédent à la disposition des cheminots pour résister.

Durant cette campagne haineuse nous avons eu droit à des coups tordus de toutes parts. Pressions sur nos candidats, tracts anonymes, tracts mensongers, « flicage » de nos militants durant les HIS. Pour autant rien n’y a fait, nous n’avons pas cédé, nous avons informé les cheminots de la casse du statut qui se prépare avec la convention collective des travailleurs du rail, nous avons dénoncé l’accord sur le « dialogue social » remettant en cause le droit de grève.

Force Ouvrière, consciente de la période particulièrement grave que nous vivons, appelle l’ensemble des cheminots de la région de Paris Nord et l’ensemble des organisations syndicales de notre région à préparer dans l’unité la riposte à la hauteur des attaques que nous subissons.

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