| Déclaration relative au drame survenu à Moulin Neuf Déclaration relative à la situation générale dans notre pays Déclaration relative au résultat des élections professionnels sur l'EEF Déclaration relative le bilan formation 2006 et la politique formation 2008-2009 Déclaration relative à l'égalité professionnelle |
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Monsieur le Directeur,
En préambule, concernant le drame de Moulin Neuf, nous nous refusons de faire de la surenchère, nous partageons beaucoup de choses qui ont été dites par les autres représentants syndicaux. Nous serons particulièrement attentif aux résultats des enquêtes, il est une chose que nous n’accepterons pas, à savoir les pressions qui sont faites pour faire retomber les responsabilités sur une erreur humaine. |
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Situation générale dans notre pays Monsieur le Directeur,
Sur les élections présidentielle : Les « nouveaux » dirigeants voudraient faire « Manger » les cheminots, il risque même d’y avoir plusieurs services à la cantine gouvernementale et il restera du rab pour les plus dociles, ceux là même qui sous couvert d’équité, de modernisation sociale, de politique d’accompagnement, plient l’échine et en redemandent.
La mise en bouche a déjà commencée avec le passage aux normes européennes IAS/IFRS de notre caisse de prévoyance et de retraite, véritable externalisation de cette caisse qui se veut dés lors autonome.
La suite du menu est à l’encan, on peut juste s'interroger sur l'ordre de présentation des plats, ainsi nous devons nous attendre à :
Restriction du droit de grève (mise en place d'un service minimum) accompagné de brimades diverses (réquisitions, plaintes pour entrave à la libre circulation, sanctions disciplinaires) Alignement "égalitaire" de la durée de cotisation pour la retraite (passage de 37,5 ans à 40, 41, voir 42 ans) sans aucune prise en compte de la pénibilité de certains postes et aux sujétions liées à notre métier (horaires décalés, continuité de service, travail dimanches et fêtes) Privatisation plus ou moins claire de certaines activités (Fret, GL, IDF) Suppression pure et simple des bénéfices liées à notre caisse de prévoyance et de retraite (délais de carence, taux de cotisations, facilités de remboursement alignés sur le régime général) Disparition du statut de cheminot (noyé dans une pseudo convention collective des travailleurs du rail)
Cette liste n'est malheureusement pas exhaustive et demeure susceptible d'évolution selon arrivage, en tout état de cause, il restera toujours des passeurs de plats à tous les niveaux de la Direction pour assurer le service auprès des agents.
Dimanche dernier, 6 mai 2007, a donc été élu un nouveau président de la République pour les cinq prochaines années. Force Ouvrière prend acte du résultat.
Indépendante et libre pendant la campagne électorale, Force Ouvrière le restera, fidèle à ses principes et à sa pratique.
Malheureusement, les dangers qui planaient sur la tête des salariés en général, et sur les cheminots en particulier avant l’élection présidentielle ne devraient que s’accentuer dans les semaines à venir.
Et ce, quel qu’ait pu être le vainqueur de cette joute électorale. En effet, malgré des différences de méthodes et de discours, les deux finalistes, et au-delà la plupart des prétendants au trône républicain, étant entièrement soumis aux injonctions de l’Union Européenne, les dossiers sensibles du moment continueront plus que jamais à être d’actualité.
Ainsi notre Caisse de Retraite et de Prévoyance est en passe d’être démantelée au prétexte de nouvelles normes comptables, première étape avant la remise en cause totale de notre régime de retraite et de notre statut. Et nous nous félicitons que la quasi unanimité des organisations syndicales de la région de Paris Nord, se soit exprimée lors d’un CE, pour refuser la caisse autonome et exiger le maintien de la caisse de retraite intégrée à la SNCF.
Le droit de grève est très sérieusement menacé avec la volonté d’instaurer le service minimum dans les transports ou avec la mise en place de procédures d’alarme sociale destinées à encadrer et à étouffer les revendications des travailleurs.
La représentativité syndicale est elle aussi sur la sellette avec une réforme annoncée ouvrant la porte à la création de syndicats maison à la botte des directions d’entreprise, généralisant les accords dérogatoires et tournant le dos au caractère interprofessionnel des confédérations actuellement reconnues par le code du travail.
Dans notre entreprise, la casse du fret se poursuit avec la volonté affichée d’aligner les conditions de travail des cheminots sur celles du privé.
Oui dans tous les domaines de la démocratie sociale et du droit du travail, les cheminots, comme tous les salariés de ce pays, devront faire face à des menaces importantes.
Comme à de nombreuses reprises tout au long de l’Histoire, ils ne pourront compter que sur eux et sur leurs organisations librement constituées pour défendre leurs intérêts particuliers.
Force Ouvrière, et nous en espérons d’autres avec elle, sera à leurs côtés pour les soutenir dans leurs futurs combats.
Nous mettons en garde les représentants de la direction nationale ou locale qui pourraient se féliciter par avance de la mise en œuvre d’une politique répressive et anti-sociale, de ne pas se réjouir trop vite.
Les salariés de ce pays, et parmi eux les cheminots, n’ont pas dit leur dernier mot et restent plus que jamais mobilisés pour défendre, ce que d’aucuns appellent des privilèges, mais que nous, nous appelons acquis sociaux. |
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Résultat des élections professionnels sur l'EEF Monsieur le Directeur,
Un mot sur les élections d’hier à l’EFF :
A entendre les uns et les autres, tout le monde aurait gagné, mais hélas pour eux les chiffres sont têtus. Et c’est bien Force ouvrière qui est première organisation syndicale sur ce nouvel établissement.
Établissement Exploitation Fret Nord Parisien :
FO première organisation !
Dans un contexte pour le moins particulier, c’est une véritable victoire, que notre organisation syndicale vient de remporter aux élections DP de ce nouvel établissement !
Avec 29,13% Exécution et Maîtrise, ce sont : un délégué titulaire et suppléant en Maîtrise et 3 titulaires et 2 suppléants en exécution qui défendront les positions du syndicalisme libre et indépendant.
Rien ne nous aura été épargné durant cette élection : La CFDT employant des méthodes de débauchage que l’actuel président de la république ne renierait pas ! La direction elle-même incapable d’organiser correctement une élection DP sur 2 collèges…. Nous craignons le pire pour les prochaines échéances électorales, quand il faudra que cette direction organise des élections sur trois collèges en DP et CE.
Malgré toutes ces entraves les cheminots du fret se sont dotés de délégués du personnel aptes à défendre leurs revendications, à combattre la privatisation du Fret SNCF !
Nous remercions les 90 cheminots qui ont portés leurs suffrages sur les candidats Force Ouvrière ! |
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Bilan formation 2006 et la politique formation 2008-2009
Une fois encore la délégation Force Ouvrière est contrainte de dénoncer des chiffres, ceux du Bilan Formation que vous soumettez à ce CER par l’entremise de la Commission Emploi Formation. Le terme effort global de formation semble peu approprié quand les 100% ne sont pas atteints. Il faut un certain culot pour se féliciter d’un taux de réalisation de 95 % quand on sait que cela n’est que le reflet comptable de la situation et en aucun cas un taux d’atteinte des objectifs. Selon les documents remis et après un rapide calcul les objectifs de formation, définis dans le plan 2006, ne sont remplis qu’à 78 %. On n’est loin du glorieux chiffre que vous avancez et qui n’est dû qu’à l’explosion de certains items où la volonté et les capacités de progression des cheminots de la Région ont surpassés vos timides prévisions. Il est également dû à l’incorporation malhonnête du DIF dans le bilan, le qualificatif malhonnête n’est pas inapproprié, car comment définir autrement cette pratique qui consiste à inclure le temps DIF utilisé dans un bilan sachant qu’on ne peut l’inclure dans le projet.
Mesdames et Messieurs de la Direction voulez-vous bien cesser, de comparer la carpe et le lapin, à défaut de les accoupler ; présenter un Bilan fourre-tout qui n’a de comparable avec le Plan que l’utilisation de sommes allouées à la formation, sans tenir compte de la réussite ou non des démarches qualitatives clairement identifiées, soit par l’orientation de l’entreprise, soit par les besoins exprimés par les agents, relève de la mystification pure et simple. Concernant l’utilisation du DIF, la délégation Force Ouvrière tient à vivement dénoncer cette pratique qui consiste à ponctionner dans le compte DIF des agents afin d’alimenter les journées regroupement CNED et autres sessions préparatoires aux pré-requis qualif E. A notre connaissance le DIF est librement consentit et la présentation aux examens d’accès à la qualification E n’est libre qu’à la condition que des examens soient ouverts, or force est de constater que certaines branches ne le sont pas systématiquement. Dés lors on ne peut pas parler de choix de formation librement consentit et donc on ne devrait pas pouvoir imputer cette dépense au compte DIF d’un agent. Pour ce qui est des formations au premier emploi, nous avons pris l’habitude, compte tenu d’une politique de recrutement à « flux tendu », que le manque d’heures dans cette typologie provient des recrutements qui se font en fin d’année. Cette justification devient moins adéquate pour justifier une hausse comme cela est fait au matériel. Enfin comment faire l’impasse sur les 2010 agents de notre Région qui n’ont bénéficié d’aucune formation en 2006, cela représente tout de même 20% de l’effectif et nous semble déraisonnable quand on sait à quelle vitesse évoluent les procédures et les technologies dans notre entreprise. Sachant que seul 60 % des agents bénéficient d’un EIF, on peux également en déduire qu’un cinquième de la population cheminote de Paris-Nord subit des formation plus qu’elle n’en bénéficie, puisqu’elle part en stage ou en module sans que ses besoins n’aient été identifiés. Voilà pour le bilan 2006, passons maintenant à la politique de formation 2008-2009, une fois encore difficile de passer sous silence certaines incohérences flagrantes ou encore quelques bonnes résolutions jetées là pour noircir du papier et faire que le document ne paraisse pas trop sommaire. Les formations transverses font la part belle à l’encadrement cadre et maîtrise, c’est de bonne guerre au regard des postes concernées. Il est toutefois amusant de voir apparaître des formations DET, COFO et GPEC, à croire que ces acteurs en avaient besoin et que jusqu’alors ils s’auto formaient et assuraient leurs délicates missions « à la voile », les intéressés apprécieront. Autre détail croustillant l’importance prise par le dialogue social et les fondamentaux du droit syndical, belle prise de conscience à moins que vous ayez pompé dans les programmes des candidats à la présidentielle.
Pour la partie « Activités voyageurs », difficile de ne pas remarquer l’importance prise par la partie déshumanisée de ces métiers, « dimension multicanale » « télévendeurs » « télé conseillers » « automates de ventes », pour sur des activités qui ne coûteront plus très cher en formation sous peu, tant le nombre d’agents concernés risque de baisser. Dans la partie « Infrastructure » la part du lion revient à la « Nouvelle Réglementation Travaux », il est plaisant de lire que le déploiement (si déploiement il y a) n’interviendra qu’en 2008 et les formations devront avoir lieu dans délai assez cours de trois mois maximum. Quand on sait que sur les années 2006 et 2007 une quantité phénoménale d’heures ont été provisionnées pour la NRT, on est en droit de douter des capacités de prévision de la Direction. Concernant le Fret, toute la politique de formation peut se résumer à cette seule phrase : « L’activité Fret proposera, autant que nécessaire, des mesures d’accompagnement, au travers de programmes de formations de reconversion ». C’est le « autant que nécessaire » qui donne tout le sel de la phrase, une précision à l’aune des espoirs de la Direction sur l’avenir du Fret.
Concernant le matériel, comment peut-on croire cette annonce selon laquelle vous voudriez répondre plus rapidement aux activités alors qu’en terme de maintenance, nous savons que ce qui manque, ce sont les moyens mis à disposition des agents de cette filière. Pour la traction, la réduction drastique du nombre de JM démontre à elle seule la volonté de faire de la sécurité une variable d’ajustement économique. Au delà de ce constat, nous voyons au travers de votre politique que vous envisagez de personnaliser les formations. Cherchez vous à mettre en place les JM individuelle pourtant combattues par toutes les OS.
Pour en finir, nous soulignerons une incohérence de taille contenue dans le préambule du document, faire suivre le paragraphe sur le dédit formation par celui sur le renforcement de l’alternance. Quoi de plus antagoniste que de vouloir lutter contre la fuite des connaissances vers le privé en incluant dans les contrats des nouveaux embauchés une telle clause, quand dans le même temps, on annonce un objectif d’augmentation de l’alternance dans l’entreprise, sachant qu’un jeune en alternance n’étant pas embauché à la SNCF ne peut être soumis au dédit formation. Nous ne pouvons pas passer sur la référence aux normes IAS/IFRS qui ont conduit à externaliser la CPR. Allez vous externaliser tous les services sous prétexte de devoir inscrire leur coût dans les compte de la SNCF ?
A Force Ouvrière nous n’avons de cesse de marteler cette simple vérité : la formation n’est pas une charge, c’est un investissement. Aussi tant que la SNCF s’évertuera à ne pas entendre, à ne pas comprendre, à ne pas appliquer une telle évidence, elle ne pourra jamais nous présenter des documents sur la formation dignes d’être présentés et se contentera éternellement de nous soumettre ces textes qui n’ont pour seul mérite que celui d’exister, obligation oblige. Pour ces raisons, les élus FORCE OUVRIÈRE émettront un avis défavorable tant sur le bilan de formation 2006 que sur la politique régionale de formation 2008-2009. |
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Déclaration relative à l'égalité professionnelle
Notre entreprise bénéficiant encore d’un statut particulier, le clivage homme/femme ne se traduit pas par de réelles inégalités sur le plan du déroulement de carrière ou encore de la rémunération. Toutefois la situation des femmes à la SNCF est préoccupante vis-à-vis du temps partiel qu’il soit imposé ou choisi.
Ainsi concernant les postes en temps partiel, à qui d’autre, sinon aux femmes, sont-ils proposés et imposés comme la seule possibilité d’embauche. A qui d’autre sinon à ces trentenaires, compagnes d’agents, en quête du statut précaire, mais préférable au chômage, de PS 25. A qui d’autre sinon à ces jeunes femmes en attente d’un poste de jour pour mieux se consacrer à leur rôle de mère. Quoi de plus facile que de leurrer cette population souvent dépeinte comme docile et prête à beaucoup de sacrifice.
En tout état de cause, même librement choisi par l’agent féminin le temps partiel dans son application apparaît souvent inégalitaire selon la filière métier et lieu d’affectation.
La forte proportion de femmes (2/3) dans la population des agents à tems partilel pourrait même expliquer en partie les disparités relevées.
Ainsi on ne compte plus les agents contraintes a quitter un roulement afin de soi-disant simplifier le rôle de la commande du personnel dans la poste des VT.
Tout comme on ne compte plus les VT imposés, quand ils ne sont tout simplement perdus faute de n’avoir pu être pris en compte pars une CPS.
En conclusion tout n’est donc pas si rose que l’on voudrait bien nous laisser croire dans l’entreprise SNCF concernant l’égalité hommes/femmes, encore faut-il reconnaître ce type de discrimination est sans doute le moins étendue. |