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Déclaration liminaire relative à la situation générale, au FRET et
aux retraites Déclaration relative au bilan social |
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Déclaration liminaire au CE du 26 avril 2007
Alors qu’un nouveau record du monde de vitesse sur rail vient d’être établi à 574,8 km/h, Alors que la SNCF affiche des résultats positifs 2006 pour la troisième année consécutive : + 5 % du chiffre d’affaires, + 13,2 % du résultat courant (+ 22% pour le groupe SNCF),
et qu’ils sont
présentés comme « le meilleur résultat de notre histoire »
par M. Pépy et que
FO constate une volonté d’accélérer la déstructurations de la Société Nationale et de baisser les « charges » de personnels. Exemples : · Création d’une caisse autonome pour gérer les retraites et la prévoyance. · Fret : dans la suite du plan Veron dit de « sauvetage », nouveau plan Marembaud dit « de la dernière chance » avec 20 à 30 % de productivité supplémentaire à réaliser. · Transports Publics (TER, IdF): « anticipation » de la concurrence · Equipement : - études, construction et entretien des lignes nouvelles livrées aux entreprises privées via le « Partenariat Public / Privé » - convention de gestion 2007/2010 avec RFF, à l’opposé des préconisations de l’audit Infra et exigeant une nouvelle « maîtrise des coûts internes de production » avec clause de pénalités. · Accélération d’embauches de contractuels à la place d’agents du cadre permanent sous prétexte de non-discrimination, qui pourrait conduire à remettre en cause le régime du personnel à Statut … · etc … Comme d’habitude, les décisions impopulaires tentent d’être justifiées par des impératifs économiques ou comptables réputés incontournables. C’est ainsi que s’agissant du Fret, la présidente n’hésite pas à annoncer dramatiquement que c’est « toute l’entreprise qui est potentiellement en danger ».
FO rappelle, qu’en réalité c’est bien l’application des directives et normes comptables européennes combattues par notre Fédération qui entraînent aujourd’hui : Pour les retraites et la prévoyance : l’obligation de provisionner 114 milliards d’€ d’engagement dans ses comptes … (ce qu’aucune entreprise privée ne doit faire ! ) et donc la création d’une caisse autonome fragilisant notre régime, que notre Fédération a condamné dès le début. Pour le Fret : -un déficit artificiel de 640 M€ ! -l’interdiction (à moins d’une filialisation !) d’appliquer des règles de gestion d’équité concurrentielle (pourtant prévues par le règlement européen 1192 de 1969) aggravant de 133 M€ supplémentaires les comptes du Fret. Malgré cela, la presse se gargarise des « pertes abyssales » du Fret et la Présidente désigne la baisse des coûts de personnels comme seule façon de résister à la concurrence ferroviaire présentée comme cause du problème, sans soucis de vérité (déréglementation du transport routier depuis trois décennies et désengagement de l’Etat).
FORCE OUVRIÈRE constate donc que la SNCF, comme EADS, ALCATEL soumis à un plan social draconien, se porte bien. Mais, les décisions européennes appliquées par les gouvernements successifs, poussent à accélérer la mise en oeuvre des décisions des sommets européens de Lisbonne et de Barcelone approuvées en leur temps par MM. Chirac et Jospin : « libéralisation » du transport ferroviaire et remise en cause des régimes de retraite.
FORCE OUVRIÈRE, condamne donc la campagne de culpabilisation des cheminots, présentés à la fois comme des privilégiés et comme la cible de la « révolution du client » annoncée par la Direction.
Dans ces circonstances, FORCE OUVRIÈRE réaffirme que le rôle permanent de notre fédération est de préserver l’ensemble des acquis sociaux et de faire valoir les revendications propres à les améliorer. C’est ce que la Fédération FO a fait à l’occasion de la discussion sur la caisse autonome de retraite. C’est ce que la Fédération FO fera à l’occasion des discussions sur le Fret et le Transport Public… tout cela conformément à la résolution du congrès de Chambéry.
FO confirme en conséquence son attachement à l’indépendance syndicale, c’est à dire son refus de lier ses décisions à tout autre intérêt « d’entreprise ».
FO estime indispensable de réaffirmer ses revendications, en particulier :
Pour le FRET : · Non aux fermetures de triages ; · Non aux suppressions de postes ; · Retour au monopole public national ; · Réintégration des filiales.
Pour les Retraites : · Défense du régime spécial, maintien de la CPR et de ses agents, intégrés à la SNCF : · Opposition à la création de la caisse autonome ; · Maintien de l’âge actuel de départ en retraite ; · Maintien des 37,5 annuités pour le taux plein ; · Maintien du calcul sur le traitement des 6 derniers mois ; · Intégration complète des points d’IR ; · Minimum de pension aligné sur le salaire d’embauche ; · Intégration des primes de vacances et d’exploitation dans le calcul des retraites.
FO réaffirme son attachement indéfectible au système par répartition et sa volonté de lutter avec tous les salariés (public et privé) pour obtenir le retour aux 37,5 années de cotisation pour tous.
Nul doute que la mobilisation générale sera une nouvelle fois incontournable pour faire aboutir ces revendications.
FO estime indispensable qu’elle se fasse, dans l’unité, sur la base de la totale clarté des mots d’ordre, facteur indispensable de son succès. |
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Déclaration relative au bilan social 2006. Le bilan social est le moment privilégié pour faire le bilan de la santé d’une entreprise. On peut d’ors et déjà dire que celle-ci est malade, malade de votre politique. Les effectifs du cadre permanent passent de 10121 en 2004 à 9992 en 2005 pour ne représenter plus que 9762 en 2006 soit une perte sèche de 359 unités ce qui correspond à 3,54%. Alors permettez nous monsieur le directeur de dire que lorsque Madame la présidente explique « que nous sommes une des entreprise qui embauchons le plus » nous lui répondons « que la SNCF est au travers des postes supprimés une des entreprises des plus responsables du chômage ! » Dans la même période le recours aux emplois précaires explose : + 15,7% en un an c’est donc bien à la généralisation de la précarisation de l’emploi à laquelle nous assistons. Dans la même logique le recours aux entreprises de travail temporaire explose aussi de 3,79 en 2004 à 8,92 en 2005 pour atteindre 13,39 en 2006. La somme versée à ces entreprises s’élève en 2006 à 414 765€ et aux autres entreprises à 1 584 307€. Sans commentaire ! Les révocations et radiations sont encore à un chiffre qui fait froid dans le dos, 12 en 2004 ; 12 en 2005 ; 7 en 2006. Les affaires de la SUGE de Pontoise, des cartes bleues de Roissy ou encore de mosaïque nous rappellent que vous êtes des adeptes du conseil de discipline, avec des sanctions extrêmement lourdes à la clef. Les réformes sont en constante augmentation 12 en 2004 ; 18 en 2005 ; 20 en 2006 ! Les licenciements en période d’essai 7 en 2004 ; 10 en 2005 ; 16 en 2006 on le voit vous mettez à profit l’année de commissionnement pour épurer les embauches, comme ci le passage au crible de l’ARDIF ne suffisait pas. De plus en plus cette période de commissionnement est mise à profit pour faire pression sur les nouveaux embauchés. Un autre chiffre qui devrait vous alertez c’est le nombre de départ au cours de l’année de la période d’essai. On passe de 17 en 2004 ce qui est déjà énorme à 22 en 2005 pour atteindre 50 en 2006 ! Un mot sur la mobilité, le tableau 147 est pour le moins éloquents. Il serait bon de voir et de faire la distinction entre les mobilités dues pour raisons personnelles et celles liées aux restructurations. Le tableau 148 démontre l’attachement des cheminots à leur régime de retraite puisque 194 en 2006 ont fait leur demande pour partir avant l’âge limite. Bien entendu les promotions suivent la même pente que les effectifs, 1082 en 2004 ; 980 en 2005 ; 890 en 2006, soit moins 192 promotions en 2 ans ! Concernant l’absentéisme tableau 182 à 187, si nous pouvons nous féliciter de la baisse du nombre d’absence pour maladie ou encore des accidents de trajet Par contre nous sommes fortement inquiet concernant les accidents du travail qui explose chez les contractuels de 556 en 2004 à 2222 en 2006 soit une augmentation de plus de 300% ! Avez-vous une explication, Monsieur le Directeur ? Le taux de gravité est en augmentation. Un mot encore, concernant les dépenses d’amélioration des conditions de travail. 3 778 181 en 2004, 3 501 842 en 2005, 3 041 510 en 2006 Avec un taux de réalisation de programme à 34,08 en 2006 au lieu de 55,65 en 2005… Voilà peut être ce qui explique les chiffres cités plus haut. Monsieur le Directeur, à l’heure où Bruxelles exige, à l’heure où les gouvernements successifs (Chirac, Jospin, Gayssot, Royal, Bayrou, Raffarin, De Villepin, Sarkozy) ont appliqué et appliquent, à l’heure où les dirigeants de l’entreprise ne font que mettre en mettre en place de façon zélée les directives européennes. Force ouvrière, en organisation syndicale libre et indépendante, continuera coûte que coûte à défendre les revendications des cheminots. A s’opposer aux plans meurtriers de la direction qui aujourd’hui se résume et prennent la forme d’un bilan social des plus mauvais ! D’un point de vue médical le bilan s’apparente à un bilan non pas réservé mais critique, vous l’aurez compris notre organisation syndicale Force Ouvrière, votera contre votre bilan social ! |