Déclaration liminaire

Nous l’avons dit, c’est une véritable guerre antisociale que le président Sarkozy et son gouvernement ont engagée contre les salariés, comme toute guerre, ils ont besoin de propagande et de serviteurs zélés pour annihiler la résistance.

Cette propagande mensongère va passer par une partie de l’encadrement, les ordres sont donnés, les supports papiers sont prêts, ne reste plus qu’à lobotomiser, laver le cerveau des cheminots.

A cette fin, ce sont les cadres de l’entreprise qui seront mis à contribution. Posons la question : est-ce le rôle de l’encadrement de faire passer la politique du gouvernement ?

Pourtant nous le répétons, les cadres seront fortement impactés par la mise en place des décotes, nous vous livrons quelques exemples.

Comment feront ils pour expliquer aux cheminots le bienfait d’une réforme qui va remettre en cause des décennies de conquêtes ouvrières ?

Comment un DPX, qui n’est pas pour cette contre réforme fera t’il pour expliquer le bien fondé de cette politique ?

Comment le journal patronal de la SNCF « les Infos », ose t’il écrire : « Les infos donne quelques clés pour comprendre les systèmes français des retraites, la particularité française des régimes spéciaux et les réformes engagées pour la sauvegarde du système historique de la solidarité entre les générations. »

Non et non, cette contre réforme n’a pas pour but de sauver notre système historique de solidarité entre les générations !

Elle a pour but de remettre en cause TOUS les régimes de retraites ! Quel salarié du privé a eu un plus quand on a réduit les droits des fonctionnaires en 2003 ?

Qui peut croire un seul instant qu’en cassant les régimes spéciaux on va améliorer le régime général ?

Non, au contraire le but est de mettre à genoux les cheminots et les autres régimes spéciaux avant d’aller encore plus loin dans la casse de l’ensemble des retraites !

Toujours dans la propagande patronale SNCF on peut lire que les pensionnés SNCF sont au nombre de 300 000 pour 164 000 actifs, mais à qui la faute si ce n’est aux dirigeants de notre entreprise et aux gouvernants qui, d’année en année, ont cassé, ont détruit l’emploi dans toutes les filières ?

Pourquoi la direction n’explique t’elle pas que le passage de 37,5 ans de cotisations à 40 ans fait déjà chuter les pensions par année travaillée de 2% à 1,875% ?

Sur les décotes qui s’appliqueront, pourquoi la direction n’annonce t’elle pas la couleur ? Avec des décotes qui iront  à terme jusque moins 25% sur la pension de retraite !

Pourquoi la direction ne dit-elle pas que le gouvernement veut aligner tous les régimes sur le régime général ? C’est pourtant le but avoué du gouvernement… Voudrait-elle cacher que le calcul de la pension se fera bientôt sur les 25 meilleures années en lieu et place des 6 derniers mois ?....

Le mensonge par omission telle est la tactique de ce gouvernement ! Le gouvernement est aux ordres de Bruxelles, la direction voudrait mettre ses cadres aux ordres du gouvernement, inacceptable !

 

Alors que l’on soit agents d’exécution, maîtrises, cadres,
nous sommes tous concernés.

 

Casse de notre régime de retraite :

Même la direction en convient !

 

Même certains hauts cadres de l’entreprise, caractérisent cette contre réforme de « double peine » ! N’ont-ils pas raison ?

 

Voici un exemple venant d’un échange entre dirigeants.

 

Pour 30 ans de service, un cheminot partant en retraite :

 

- Avec le système actuel

Pension : (30/37,5) X 75% = 60 % de son salaire liquidable (Traitement + PFA + prime de travail).

 

- Avec les 40 ans au lieu des 37,5 annuités

Pension : (30/40) X 75 % = 56,25 % de son salaire liquidable.

 

- Avec le système des décotes

Pension : (30/40) X 75%) X [1- (5%X5)] = 42,18 % de son salaire liquidable.

 

Ce que nous propose, ou plutôt veulent imposer Sarkozy, Fillon et leur cerbères de la direction SNCF, c’est une retraite où l’on dormira sur des bouches de métro dans des cartons pour les plus chanceux.

 

Nous n’acceptons pas un recul social sans précèdent !

Nous n’acceptons pas de léguer moins à nos enfants que nos parents nous ont laissé.

Nous n’acceptons pas d’être la première génération sacrifiée !

 

A force Ouvrière nous nous félicitons de l’appel à la grève dans l’unité pour le 18 octobre, à partir du 18 octobre devrions nous dire, puisque les modalités de la grève ne sont pas encore arrêtées !

 

Mais comme nous l’avions dit en 1995 « la sécurité sociale mérite une grève générale ! »

 

En 2007 nos retraites ne méritent elles pas une grève générale ?

 

C’est dans cet état d’esprit que nous abordons les jours, les semaines qui viennent.

 

Force Ouvrière fidèle à ses résolutions de congrès, revendique :

 

    Le retour aux 37,5 ans de cotisations pour tous !

    Le maintien de tous les régimes spéciaux !

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