De l’été meurtrier…

... aux devoirs de vacances

Le gouvernement va donc vite en besogne, Réforme des Universités, Paquet Fiscal, Casse de la Sécurité Sociale, Suppression de Fonctionnaires, Fret SNCF, Service Minimum, annonce sur les Régimes Spéciaux de Retraites…

On savait la période estivale propice aux attaques contre la classe ouvrière, mais là ce n’est pas une attaque mais une véritable guerre contre les travailleurs qui est engagée.

Pas une journée ne se passe sans de nouvelles mesures contre les salariés.

Tous les sujets sont bons pour casser, pour détruire les acquis des salariés et des cheminots.

Faut il attendre avant de réagir ? En 100 jours les dégâts sont considérables !

Faut il que les droits des salariés ne soient plus qu’un no man’s land  pour engager la riposte ?

Au contraire, nous pensons à Force Ouvrière, que c’est dès aujourd’hui que les organisations syndicales ont le devoir de se rencontrer pour faire un point sur la situation sociale, mais aussi et surtout pour ensemble engager la résistance !

 

Il est clair que ce qui est à l’ordre du jour, se résume à :

« Accepterons nous de laissez moins à nos enfants que nos parents nous ont légué ? »

« Accepterons nous d’être la première génération sacrifiée ?»

 

C’est donc sans aucun sectarisme, sans aucun à priori que nous proposons à l’ensemble des organisations syndicales régionales de nous rencontrer dès aujourd’hui.

Quelle Organisation Syndicale digne de ce nom pourrait refuser de constituer un front unitaire de résistance ?

Il en va de notre avenir, il en va de l’avenir des générations futures !

En 100 jours ce sont des pans entiers de la démocratie sociale qui ont été abattus, doit on laisser faire encore et encore ? Ne rien faire serait criminel !

 

Pour sa part la direction a bien compris les enjeux, son journal patronal « les infos » daté du 17 août au 6 septembre 2007, ne s’y trompe pas en composant sa une sur : « les devoirs de rentrées …» à savoir la loi du 2 août 2007 sur le service minimum. En pages intérieures sous le titre « les véritables contraintes de la loi sur le « service minimum », le journaliste détaille point par point quelques articles, car cerise sur le gâteau on exige des Organisations Syndicales qu’elles se mettent d’accord avec la direction d’ici le 1° janvier 2008 pour mettre en place le service minimum. Que dit le journaliste : « Enfin, il faut faire vite. L’entreprise a maintenant quelque seize semaines pour discuter avec les OS et les régions de la meilleure façon de mettre en œuvre le nouveau dispositif ». Guillaume Pépy allant jusqu’à déclarer « cette loi révolutionne notre façon… », pour notre part nous la qualifions de contre-révolutionnaire car elle remet en cause un droit constitutionnel.

Voici certains commentaires : Article 2 : cet accord cadre doit organiser les futures demandes de concertations immédiates (alarme sociale) ; quelle forme, dans quels délais, sur quelle durée (maximum huit jours). Cela avant le délai légal des 5 jours francs du préavis de grève.

Article 5 : La loi précise que le salarié qui n’a pas informé son employeur de son intention de participer à la grève est passible de sanction disciplinaire.

Article : 6 : Cette consultation  n’est pas un vote de décision sur l’arrêt ou la poursuite d’une grève. Elle mesure l’opinion de tous les salariés concernés.

Etc, etc…

 

Après un été meurtrier dû à la politique gouvernementale, la direction nous promet des devoirs de rentrée…

N’est il pas de notre responsabilité d’organisation syndicale d’appeler à la résistance ?

Nous invitons donc les organisations syndicales de la région de Paris Nord à se réunir dès aujourd’hui.

 

Nous avons une responsabilité historique à assumer ensemble dans un cadre unitaire,
l’Union Régionale Force Ouvrière de Paris Nord pour sa part l’assumera !

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