Déclaration liminaire
Déclaration relative à la nouvelle gare d'Ermont
Déclaration relative à la fusion des EVEN LGV Louvres et Lille

Déclaration liminaire

 

Monsieur le Directeur,

S’il est un domaine où vous auriez pu être médaillé, c’est bien celui de la langue de bois.

Comment est-il possible d’intituler le projet de fusion de LGV en fusion des sièges. Voilà qui est une forfaiture, en effet c’est bien la fusion de deux établissements LGV qui est à l’ordre du jour et il n’en restera qu’un seul qui dépendra de la région de Lille. Mon camarade José interviendra plus longuement sur le sujet, tout à l’heure dans le cadre de l’ordre du jour..

Deuxième médaille et en or celle-ci aussi, c’est votre mépris envers les organisations syndicales au Technicentre de Paris Nord. Alors que le plus haut représentant de l’entreprise était en visite sur un site de la région, les OS représentatives tant régionale que de l’établissement ou locale n’ont même pas été informées, aurait eu peur que l’on fasse un comité d’accueil à monsieur le président. Il est à noter que lorsque le président de la république est venu sur le site du Landy nous en avions été informé et invité en nombre réduis certes mais là le président de la SNCF se prendrait il pour un être supérieur ? D’ailleurs un de nos camarades présent sur le site des Joncherolles ne s’est pas privé pour l’interpellé sur la question cruciale du pouvoir d’achat en réclamant que l’entreprise injecte de façon conséquente les bénéfice de l’entreprise dans le cadre d’augmentations générales de salaires.

 

Il est vrai que ceux sont des choses qui doivent être bien loin des préoccupations d’un dirigeant qui ne trouve rien de mieux que de réunir à Chamonix son comité de direction.

 

Voici ce qu’écrivait le journal le point sous le titre :

Pépy mène grand train.

Pour son premier comité de direction générale, les 15 et 16 juillet, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a convié les sept membres de son équipe dans un cadre luxueux : Les Chalets de Philippe, à Chamonix. Très prisée du gotha des affaires et de la jet-set, cette résidence accueille régulièrement les diamantaires de la De Beers, le magnat australien Rupert Murdoch, de grands banquiers et des oligarques russes. Pour un séminaire haut de gamme de deux jours, la facture se monte à 20 000 euros. Accueil en limousine, chalet « hammam », spas extérieurs et salle à manger du XVIIe compris. Pépy a envoyé à l'avance deux goûteurs pour tester la cuisine du chef Denis Flota, ancien de L'Auberge de l'Ill, table alsacienne triplement étoilée.

 

Il y aussi les hors concours en terme de mépris envers les cheminots, qui réécrivent quotidiennement la loi (service minimum) qui veulent la rendre encore plus scélérate qu’elle n’est. Il est un peu fort de café de voir que c’est l’organisation syndicale qui a combattu le texte sur l’amélioration du dialogue social qui se trouve obligé de contester seule cette interprétation encore plus restrictive du droit de grève.

Mais la palme en revient quand même au Landy qui doit se faire tirer les oreilles pour appliquer la PS1H avec trois mois de retard ou encore qui réinvite la réglementation sur les mutations. Laissant des cheminots dans des situations plus que précaires, il est vrai qu’en corrélation nous trouvons cet établissement au hit parade des démissions. Mais certainement que le RH local doit avoir encore et toujours une réponse bien à lui. Il est vrai que ce monsieur fait en sorte que le représentant syndical régional reste quelques dizaines de minutes au poste de garde tel un vulgaire terroriste.

 

La médaille de la mauvaise foi est elle décerné au directeur de l’EVEN de PNE qui lors d’une réunion DP ose répondre à une de nos intervention :

« Non ce n’est pas le même directeur de région sur Paris St Lazare et sur Rouen … Il y a un directeur sur St Lazare et un sur Rouen, il se trouve que c’est le même… » Il est clair que celui là (le directeur) il est sur le podium dans la discipline du foutage de gueule.

 

Ailleurs, à l’ECT c’est la remise en cause d’accord locaux et ce malgré l’intervention de l’inspecteur du travail. Et la chasse au délégué sur cet établissement est ouverte.

 

Les handballeurs français après avoir été baptisés les barjots, puis les costauds sont affublés aujourd’hui du terme d’expert… le quel de ces trois qualificatifs vous irez le mieux ?

Barjots ? Nous n’oserons pas les conseils de discipline étant régulièrement convoqués sur notre région.

Plus simplement êtes vous devenus fous ou vos collaborateurs le seraient ils devenus ? Les quelques exemples ci-dessus peuvent le laisser penser…

Costaud, vous croyez l’être et cela grâce à la position commune qui vous permets de tenter de liquider le syndicalisme confédéré libre et indépendant ainsi que les droits des salariés dont le temps de travail entre autre !

Expert, expert en destruction de droits sociaux on peut dire que vous l’êtes.

La direction régionale les directions d’établissement, cerbères de la direction nationale, après avoir liquidé le fret, fusionné les établissements tractions, les EVEN après une première phase de 6 établissement en 3, c’est d’autres fusions qui sont à l’ordre du jour… Nous pourrions rajouter à cette liste la délocalisation au Maroc des certaines tâches (saisie informatique) de fret SNCF, ou encore la préconisation de la cour des comptes sur les avantages en natures (facilités de circulation). Au vu des dossiers énumérés ci dessus  nous pensons que le terme le plus approprié serait n’est ni barjots, ni costauds, ni experts mais fossoyeurs.

Fossoyeurs des droits des salariés.

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Déclaration relative à la nouvelle gare d'Ermont

NOUVELLE GARE D’ERMONT : L’AMATEURISME DE TRANSILIEN…

 

Le 29 juillet 2008, après trois ans de travaux, une partie de la nouvelle gare d’Ermont Eaubonne a été ouverte au public, notamment les espaces de vente Transilien et VFE.

Au-delà du fait que toute personne, ayant un minimum de bon sens, ne puisse s’étonner qu’une telle opération se fasse la veille d’une période de cartes orange, les raisons de mécontentements ne manquent pas.

Les adjectifs qui viennent à l’esprit en voyant le résultat après des mois et des mois de travaux, ce sont amateurisme et légèreté de la part de la direction Transilien.

 

Certes, les locaux sont flambants neufs mais les règles élémentaires en termes de sécurité et de confort du personnel ont été sacrifiées au nom du respect des dates arrêtées et du tape-à-l’œil.

Ainsi la direction Transilien n’a eu aucun scrupule à ouvrir des guichets où il n’y avait:

 

_ Pas d'alarmes anti-agressions aux guichets

_ Pas d'alarme dans la salle des coffres.

_ Pas de stores aux guichets pour effectuer les opérations de prise et de fin de service.

_ Pas de climatisation en état de fonctionnement alors que la température extérieure frôlait les 35°.

 

Sans parler, entre autres choses, de la porte de la salle des coffres qui s’ouvrait et se fermait mal, des escaliers mécaniques inondables en cas de pluie, ni de l’idée «géniale» des architectes de construire une façade entièrement vitrée, permettant ainsi aux passants de contempler l’intérieur de la gare et les allées et venues des agents, y compris lors d’opérations de manutention des fonds!

Sans parler non plus de nos collègues de VFE qui travaillent dans des locaux provisoires encore moins sécurisés!

Ce qui a amené les CHSCT concernés à déposer un droit d’alerte.

Des mesures d’urgences ont alors été prises et ont permis d’atténuer les conséquences des problèmes les plus importants même si chaque jour apporte son lot de nouvelles preuves de l’incompétence de ceux qui nous dirigent.

 

Malgré cela, toutes ces difficultés n’ont pas empêché la direction de Transilien de célébrer l’ouverture de la nouvelle gare en offrant aux usagers le café et les petits gâteaux, preuve s’il en est de son orgueil et de sa déconnexion avec la réalité du terrain.

Et même si on nous a assuré que les dysfonctionnements restant seraient rapidement résolus, en attendant une fois de plus, ce sont les agents de vente et d’accueil et la hiérarchie locale (DPX, ACM, DOC, UO) qui sont en première ligne pour gérer les problèmes et faire en sorte que le service continue à être rendu aux usagers.

 

Avant l’ouverture complète de la gare, il reste encore beaucoup de travaux à effectuer.

Est-on en mesure d’espérer que les leçons du passé serviront pour l’avenir?

On peut en douter, mais dans ce cas notre réaction sera à la hauteur, d’autant plus que les soi-disant responsables du suivi des travaux ne manqueront pas de se faire voir le jour de l’inauguration 

Alors qu’ils ont bien pris soin de s’esquiver dans les jours qui ont suivi l’ouverture au public.

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Déclaration relative
à la fusion des EVEN LGV Louvres et Lille

Monsieur le directeur,

 

C’est un enième projet de fusion que vous nous proposez ce jour, un projet de fusion qui ressemble à n’importe qu’elle autre, il y a au moins une chose que vous maîtrisez, c’est le copier-coller informatique.

Même motivations, même raisons, même conséquences, c’est comme d’habitude les mêmes mensonges pour les cheminots victimes de votre impitoyable soif de restructurations en tout genres.

C’est dans la première ligne de votre projet que tout est dit : l’« attentes toujours plus fortes…de maîtrise des coûts ».

Mais à quel prix ? Et ce n’est pas du prix financier que nous voulons parler ici, mais du prix humain. Car c’est bien à de nouveaux sacrifices que les cheminots de la LGV Nord vont être livrés : conditions de travail, vie de famille…

Et dans ces domaines, c’est silence radio dans votre projet.

Alors, si vous jouiez le jeu de la vérité pendant quelques instants avec les agents concernés…

Car qui peut croire que votre projet ne concerne que la fusion des sièges des deux établissements ? Qu’il n’y aura pas de conséquences sur les effectifs ? Sur le périmètre d’intervention des agents ? Sur les parcours d’astreinte ?

Mais poser les questions, c’est déjà y répondre.

Car par cette fusion, vous imposez aux agents un agrandissement plus que conséquent de leur secteur d’intervention.

Désormais, les agents de Goussainville, Longueil et Chaulnes pourront donc intervenir sur le périmètre du futur établissement que vous nommez « Infrapôle Nord-Européen », soit en plus de leur parcours habituels les secteurs d’Hellemmes, Arras, Hazebrouck et Calais.

Et voilà comment vous aurez atteint votre objectif de mobilité si chère à la direction de l’infra !

« Mobilité », vous n’avez plus que ça à la bouche ! Et peut vous importe les conséquences pour les agents. Pour vous, fini l’agent qui embauche et d’ébauche dans sa brigade quotidiennement, qui travail sur son parcours qu’il connait bien et sur lequel il a été formé et qui tout les jours rentre chez lui après sa journée de travail.

Place à la mobilité, aux découchés, aux tableaux de services modifiés régulièrement et sans concertations, quitte à bafouer les fondamentaux de notre réglementation du travail.

« Travail ici, puis là et après tu iras là-bas ! Tu ne connais pas le parcours ? T’es pas formé ? Ce n’est pas grave, on ne va tout de même pas couler la production pour si peu ».

Si vous trouvez le propos exagéré, alors soyez convaincu qu’il n’est, malheureusement, que le reflet de la réalité et de ce que vive les agents de l’équipement au quotidien.

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