UNION RÉGIONALE FORCE OUVRIÈRE DES CHEMINOTS DE PARIS-NORD

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Histoire

 

Histoire du mouvement syndical cheminot en France

Les syndicats ouvriers

1895

Les ouvriers, les travailleurs décident de regrouper leurs forces dans une seule et même organisation syndicale.

Les syndicats professionnels et les bourses du travail fusionnent et donnent naissances à la Confédération Générale du Travail.

En 1906 la charte d’Amiens réaffirmera l’indépendance syndicale et posera le problème de la Grève Générale comme moyen d’action!

En 2003, Force Ouvrière héritière de la vielle CGT, proposera la grève générale lors d’un meeting à Marseille, contre le plan Fillon. Les autres syndicats refuseront de répondre à cet appel… La vielle CGT connaîtra plusieurs scissions et réunifications, la dernière en 1947 est dû à la tentative de mise sous tutelle de l’organisation syndicale par le PCF, les syndicalistes qui refuseront cet état de fait (réformistes, anarcho-syndicalistes, …) créeront la CGT FO et perpétueront les valeurs de la vielle CGT de 1895.

Les syndicats chrétiens CFDT, CFTC, SUD, mais aussi autonome, CGC, UNSA, FGAAC, n’existeront que pour contrecarrer l’unité de la classe ouvrière qui s’est donné comme organisation de défense: la vielle CGT, aujourd’hui CGT FO!

Les syndicats chrétiens

1919 Création de la CFTC par la hiérarchie catholique.

En 1964 la majorité de la CFTC décide de ce « laïcisé » et change de nom tout en revendiquant son passé . Elle s’appellera désormais CFDT. La minorité continue sous le nom de CFTC. En 1995 à la SNCF création de SUD digne héritier de la CFDT ex-CFTC.

Ces trois syndicats CFTC, CFDT et SUD sont donc des syndicats historiquement issus de la hiérarchie catholique.

1964 La majorité de la CFTC change de nom et s’appelle CFDT.

1995 Une partie de la CFTC devenue CFDT devient Sud rail.

 Les syndicats autonomes

1944 Création de la CGC, qui comme son nom l’indique est une organisation spécifique encadrement. En cette année 2003 la CGC se déchire en deux…

La FGAAC, ne « défendant » que les ADC créée en 1947 se transforme en syndicat professionnel en 2002.

La FAC est crée en 1947, elle ne syndique à l’époque que les cadres, devant sa perte d’influence elle décide de s’occuper des maîtrises et devient FMC en 1972. En 1993 elle tente de s’ouvrir à l’exécution, mais elle reste avant tout un syndicat autonome ne représentant que l’encadrement et particulièrement les cadres.

Nous aurions pu y rajouter SUD qui est issue de syndicats chrétien mais qui est aussi un syndicat autonome à l’opposer des confédérations.

Analyse de FO sur la situation syndicale
à la SNCF en novembre 2003

Recomposition syndicale...

..., pas si sur !

La crise que traverse aujourd’hui la CFDT notamment leur Fédération Générale des Transport et de l’Équipement, particulièrement la branche cheminote doit trouver sa conclusion (provisoire ?) dans les jours qui viennent.

Suite à la prise de position de François Chérèque sur la contre réforme Fillon des retraites, « les opposants » à la ligne confédérale doivent partir sous d’autres cieux. Les tractations vont bon train. Certains partiraient à SUD d’autres à l’UNSA ou encore à la CGT. Alors que dans un premier temps on nous parlait même de la création d’un nouveau syndicat autonome type FSU, cette dernière possibilité semble maintenant écartée.

Mais la question essentielle n’est elle pas une recomposition syndicale, pour quoi faire ? L’Europe au travers de la Confédération Européenne des Syndicats n’y est elle pas pour beaucoup ? La CES étant elle-même co-rédacteur de directives européennes. Il est bon de rappeler ici que la CFDT ne fonctionne pas en fédération de cheminots, mais au travers d’une branche rattachée à une fédération des transports, l’UNSA aussi. Nous ferons remarquer que cette organisation en une seule fédération des transports est calquée sur le « modèle » européen… Il est étrange que des syndicalistes qui se réclamaient d’une organisation confédérale soient tentés, voire prêts à rejoindre une organisation syndicale autonome (le A d’UNSA étant toujours la référence à l’autonomie). D’autres seraient proches de tenter l’expérience SUD, qui elle aussi est une organisation autonome et n’a rien à voir avec une confédération, les cheminots en ont vu les limites au travers de dossiers tel que celui des retraites en mai juin dernier. SUD et c’est son droit, se préoccupant plus de mouvement associatifs, alter mondialisations et autres plutôt que de la défense des intérêts particuliers des salariés, qui est le but d’une véritable organisation syndicale. La seule logique serait donc l’intégration (des militants de la CFDT) dans la CGT, oui mais pour y faire quoi ? On le sait depuis l’entrée de la CGT dans la CES on ne connaît pas plus européen que cette confédération. Oublié la dénonciation de Maastricht, on peut même lire sur des tracts confédéraux de cette centrale, le bien fait des services baptisés « d’intérêt général » qui sont en contradiction, en opposition des services publics !

L’arrivée « massive » à la CGT, d’ex dirigeants de la CFDT cheminots aura à n’en pas douter des répercussions dans la CGT et risque d’accentuer la mutation de celle-ci vers un syndicalisme d’accompagnement en opposition au syndicalisme de revendication.

La Confédération Syndicale Européenne, la mal nommée, qui n’a rien à voir avec un syndicat défendant les intérêts particuliers des salariés n’est elle pas à l’origine de cette recomposition ? Et le but n’est il pas que demain les fédérations de cheminots disparaissent, pour qu’elles se fondent toutes dans des fédérations de transports ? Si tel devait en être le cas il en serait fini de la défense des intérêts des cheminots et de leur statut, voilà tout simplement ce qui est en jeu aujourd’hui. De telles fédérations ne défendraient plus le statut du cheminot français, mais un prétendu droit européen, statut ou convention collective des travailleurs du rail ou des transports, tout cela n’étant que diarrhées verbales pour aller vers la privatisation du rail. Alors au travers de soi disantes recompositions syndicales ce n’est pas à une redistribution de cartes à quelques mois des élections professionnelles à la SNCF que nous assistons, mais à l’existence de confédérations ouvrières et de fédérations syndicales à la SNCF capables de défendre leurs syndiqués et les cheminots en général.

A Force Ouvrière nous nous prononçons sans aucune restriction pour la sauvegarde des acquis, et cela ne peut passer que par une  véritable fédération de cheminots. Fédération qui combatte tous les plans qu’ils viennent de France ou d’Europe avec le soutien ou pas de la CES.

Tous les cheminots conscients de ces enjeux, qu’ils viennent de telle ou telle organisation syndicale ou non-syndiqués on toute leur place dans la fédération FO des cheminots !

C’est dans ce cadre que la discussion devrait être menée avec les cheminots en rupture de bans de la CFDT !

François Grasa
secrétaire régional FO Paris Nord

A travers la presse:

 

PARIS (AP) -- Quelque 200 délégués régionaux de la CFDT Cheminots sont réunis ce jeudi depuis 10h30 en assemblée générale à Paris, une réunion à l'issue de laquelle la majorité d'entre eux devrait voter leur départ de la CFDT en raison du désaccord persistant sur le dossier des retraites.
Dès le début de la réunion, tous les membres du bureau national de l'Union fédérale des cheminots CDFT ont confirmé leur démission. Cette réunion intervient après la démission collective, mardi, de la majorité es dirigeants de la Fédération générale des transports et de l'équipement-CFDT (FGTE-CFDT), également en raison du soutien du secrétariat général de la confédération à la réforme des retraites. AP

 

L'Humanité: Lors d'une assemblée générale extraordinaire, la moitié des cheminots a décidé de quitter la centrale syndicale hier.

L'Union fédérale des cheminots CFDT, qui compte 11 000 adhérents, s'est scindée en deux hier, à l'issue d'un vote en assemblée générale extraordinaire où une courte majorité (50,16 %) des 200 délégués a opté pour le départ de la confédération. Le syndicat perd ainsi son sigle pour devenir une " fédération des cheminots et activités complémentaires ", structure provisoire en attendant l'entrée des militants en partance dans d'autres syndicats. La CGT s'apprête notamment à accueillir la plupart des membres du bureau national, dont Denis Andlaueur, jusqu'alors secrétaire général, qui a annoncé hier la démission en bloc des 12 membres de sa direction

Vers quels syndicats se dirigent les partants ?

Contrairement à la précédente crise interne de la CFDT qui après le mouvement de 1995 avait donné naissance à la création des syndicats SUD, ceux qui aujourd'hui quittent le syndicat le font avec la volonté de ne pas augmenter la dispersion des forces militantes actives et rejoignent d'autres syndicats. S'il apparaît que c'est vers la CGT que la plupart d'entre eux se dirigent, la FSU et l'UNSA sont eux aussi bénéficiaires de cet afflux.

 

Notre conclusion

" Au total, la CFDT reste la CFDT, et le débat interne, comme d'habitude, nous renforcera ", assurait François Chérèque dans l'interview précédemment cité. Il n'empêche, la CFDT est bien aujourd'hui confrontée à la plus grave crise de son histoire. Aux défections de syndicats s'ajoutent celles de militants isolés. Et d'autres signes sont significatifs, comme le tassement en décembre dernier de ses résultats lors des élections prud'homales ou tout dernièrement la chute de 6 % aux élections professionnelles dans les hôpitaux. Les grands mouvements sociaux de cette année ont amené les différents syndicats à préciser leurs positionnements, ils ont fait mûrir les propositions des uns et des autres. Dans ce contexte " le syndicalisme rassemblé " prôné par la CGT semble faire la preuve de son dynamisme et de sa capacité d'attraction. Les mois qui viennent pourraient bien voir se modifier sensiblement le paysage syndical.

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Dernière mise à jour : 27/10/08


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